18-08-2021

ARCHITECTURE CIRCULAIRE

circular economy ,

« un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».- « Our Common Future », ONU



<strong>ARCHITECTURE CIRCULAIRE</strong>
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Aux prodromes tracés par la leçon extraordinaire d’un homme qui, doté d’une intelligence et d’un génie exceptionnels, a consacré son énergie à la recherche d’une gestion équilibrée des ressources matérielles au profit de l’ensemble de l’humanité, font suite, en 1966, les considérations environnementales inédites de l’économiste américain Kenneth Boulding. La publication, en 1962, du livre « Silent Spring » de Rachel Carson, avait contribué à inspirer un mouvement écologiste. Particulièrement attentive à la conservation de l’environnement, Rachel Carson avait documenté les effets négatifs et polluants induits par l’usage indiscriminé de pesticides et avait accusé l’industrie chimique de répandre la désinformation. Suite à cette prise de conscience qui s’était répandue à travers les États-Unis, en se concentrant sur la relation entre croissance économique, développement et dégradation, quatre ans plus tard, c’est l’essai de Boulding, « The Economics of the Coming Spaceship Earth », qui sera publié. Boulding, en tant que « pionnier écologique et économiste », tel qu’il sera défini, y analyse le système écologique qui s’est avéré avoir des ressources limitées, en déplorant l’attitude persistante des collègues économistes, qui continuent de penser et d’agir comme si la production, la consommation, la productivité et le PIB étaient la mesure suffisante et adéquate du succès économique, sans essayer de s’adapter, sans excès, aux disponibilités de plus en plus limitées offertes par l’environnement.
   
'Cradle to Cradle'. Foto di Wiki/Public Domain. 

Ces différentes étapes ont désormais mené à une position de non-retour : le moment est venu, en faisant appel à différentes stratégies, de planifier la durée de vie la plus longue possible et de concevoir pour régénérer la valeur, en évitant l’obsolescence qui a jusqu’ici conduit à la mise en décharge. « Extraire, produire, utiliser et jeter » tels sont les principes qui ont animé cette logique consumériste désastreuse, qui nous a conduits, principalement à cause de la production d’énergie pour l’activité industrielle et les transports, à une grave pollution atmosphérique, avec des dommages considérables pour notre santé, et à une surchauffe de l’atmosphère, avec les effets ruineux que l’on constate déjà et qui, si rien n’est fait, vont malheureusement se généraliser. Affronter le problème sérieusement implique naturellement de se rabattre sur des attentes plus morales que le célèbre « business must go on », qu’il ne faut certes pas arrêter mais qu’il ne faut pas non plus jouer sous la bannière de l’unilatéralisme. La durabilité devient alors insuffisante si l’on ne prévoit pas la planification d’une continuité de vie du produit et si l’individu n’est pas soutenu par la volonté unanime de l’ensemble de la communauté. Une économie circulaire représente la nouvelle frontière, un programme ambitieux et stimulant avec des conséquences positives à long terme qui pourrait répondre à une décarbonisation effective.
 
Réduire, réutiliser et recycler sont les 3 R qui synthétisent le plan sur lequel se base sa philosophie, pour assurer un cycle de production en mesure de générer une valeur supplémentaire. La Commission européenne a sanctionné en 2015 une série d’objectifs à atteindre d’ici 2030 et a rédigé en 2019, moyennant le « Green Deal », un plan d’économie verte qui entend transformer l’Europe d’ici 2050 « en une société à impact climatique neutre, juste et prospère, dotée d’une économie moderne, efficace en termes de ressources et compétitive ». Parmi les cinq secteurs identifiés comme prioritaires pour accélérer la transition figurent la construction et la démolition. Bien que les architectes s’efforcent de plus en plus pour concevoir de manière à préserver et à respecter l’environnement et à assurer les conditions nécessaires au bien-être, l’architecture est une industrie qui naît et évolue avec de graves répercussions sur l’écosystème. La construction consomme beaucoup de ressources et génère d’importantes émissions de CO2 (dioxyde de carbone), sans compter la charge que représente la démolition des structures existantes sur le site en raison de l’élimination d'énormes quantités de gravats.
 
Un changement de perspective, laissant de côté l’approche traditionnelle, dans le but ultime de maximiser les ressources en optimisant le métabolisme du produit architectural, nous permettra de concevoir de manière à ce que la quantité de matériaux utilisés n’augmente pas dans le temps, tout comme la nécessité de leur transport.Cette vision de planification à long terme, qui est certainement l’un des moteurs fondamentaux pour parvenir à un véritable changement, signifie également activer une chaîne, qui semble être très large, représentée par tous les acteurs, publics et privés, impliqués dans le processus de construction. Coordonner l’ensemble de ce que l’on appelle la « chaîne de valeur » n’est certes pas chose simple. Tout est mis en œuvre pour l’activer progressivement et le temps affinera certainement les étapes. Les techniques de construction novatrices, l’expérimentation et l’utilisation de matériaux extraordinairement performants aplanissent cette voie qui semble indispensable.

 Virginia Cucchi


Crediti:

Fotos:
Cover:  Circolarità, diagramma. Foto/Public Domain
01- 04: 'World Game', conosciuto anche come ‘World Peace Game’.1961. Buckminster Fuller.
05 : 'Cradle to Cradle', Circolarità, diagramma. Wiki/Public Domain 
06: Edward Howel, Foto/Unsplash 
07: Joshua Rawson Harris/Unsplash

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